Les Nymphéas de Monet au musée Marmottan

Ce que le Marmottan possède
En 1966, Michel Monet, fils du peintre, lègue au musée l'ensemble des toiles restées à Giverny, plus de cent Monet. Parmi elles, les Nymphéas peints à partir de 1897 sur le bassin du jardin, à tous les stades : les premiers, presque descriptifs, avec le bord du bassin et les feuilles bien posées, puis ceux où l'eau occupe toute la toile, sans horizon, avec les reflets des saules et du ciel. Puis les grands formats des dernières années, quand Monet peint avec la cataracte et que la couleur vire au rouge et à l'orange. Le musée est le seul à posséder les ultimes Pont japonais et la Maison vue du jardin aux roses, faits par un homme presque aveugle. Ces toiles-là ne sont nulle part ailleurs.
La salle souterraine
Le legs de 1966 posait un problème pratique : l'hôtel de Paul Marmottan n'avait pas de mur assez grand. Le musée creuse sous le bâtiment et ouvre en 1970 la salle où les grands formats tardifs sont montrés pour la première fois. Elle est sobre, et c'est sa qualité : rien ne distrait. On s'assoit, on recule, on revient. En semaine à l'ouverture ou le jeudi soir, on y est souvent seul, ce que je n'ai jamais connu devant les panneaux de l'Orangerie.
Marmottan ou Orangerie : deux Nymphéas
La question revient à chaque visite, alors voici la réponse nette. L'Orangerie, place de la Concorde, montre les huit panneaux que Monet a offerts à la France, installés dans deux salles ovales à lumière naturelle : un ensemble conçu pour un lieu, qu'on regarde en tournant sur soi-même. Le Marmottan montre les toiles que Monet gardait dans son atelier : les études, les variations, les tentatives, les dernières. L'un est l'œuvre finie, l'autre est le travail. Si vous ne devez en voir qu'un, la comparaison vous aidera. Si vous pouvez faire les deux, faites le Marmottan le matin et l'Orangerie l'après-midi avec un billet horodaté : la ligne 9 jusqu'à Franklin D. Roosevelt, puis la ligne 1 jusqu'à Concorde, 25 à 30 minutes.
Et le bassin lui-même
Le motif est à Giverny, à 75 km à l'ouest, dans le jardin d'eau de la maison de Monet, ouvert de fin mars au 1er novembre. Les originaux n'y sont pas : à Giverny on voit le bassin, au Marmottan on voit ce que Monet en a fait. La journée Marmottan + Giverny enchaîne les deux, tableaux le matin, bassin l'après-midi.
Ce qui marche
- Les Nymphéas de l'atelier, à tous les stades, y compris les derniers
- Une salle calme où l'on s'assoit sans attendre son tour
- Impression, soleil levant dans la même salle, pour mesurer le chemin
- Aucune réservation, aucun créneau
À savoir
- Ce ne sont pas les huit panneaux de l'Orangerie
- Une salle en sous-sol, sans vue sur le jardin
- Les grands formats tardifs déroutent ceux qui attendent des nénuphars roses
- Fermé le lundi
Regardez les derniers Pont japonais après les premiers Nymphéas, pas avant. Dans cet ordre, le rouge des dernières toiles se comprend comme la suite d'une vie, pas comme un accident. Le parcours qui permet cet ordre est sur que voir au Marmottan.
Réserver l'Orangerie pour l'après-midi
Le billet ci-dessous est celui de l'Orangerie, avec un créneau. Prenez-le pour 14 h ou 15 h si vous faites le Marmottan le matin.
Questions fréquentes
Les grands panneaux des Nymphéas sont-ils au Marmottan ?
Non. Les huit panneaux monumentaux sont à l'Orangerie, dans deux salles ovales. Le Marmottan a les toiles de l'atelier, dont les dernières. Comparaison sur Marmottan ou Orangerie.
De quand datent les Nymphéas du Marmottan ?
De 1897 à 1919 pour les Nymphéas, et jusqu'en 1924 pour les ultimes Pont japonais. Ils viennent du legs de Michel Monet en 1966, raconté sur l'histoire du musée.
Peut-on voir les Nymphéas du Marmottan et ceux de l'Orangerie le même jour ?
Oui, Marmottan le matin, Orangerie l'après-midi, 25 à 30 minutes de métro entre les deux. Le billet horodaté de l'Orangerie est sur billet Orangerie.
Où est le bassin des nymphéas ?
À Giverny, dans le jardin d'eau de la maison de Monet, à 75 km de Paris, ouvert de fin mars au 1er novembre. Voir Giverny ou Marmottan.